Mes incontournables / Maïssa Bey

Délit de penser, de rêver, d’espérer un autre monde où les bonheurs les plus simples seraient possibles, où les hommes et les femmes, ensemble, rendraient grâce à Dieu de l’immense, de l’incroyable beauté d’une terre chaque jour un peu plus ravagée par la folie des hommes.

Je ne pouvais pas créer cette rubrique sans vous parler de l’écrivaine algérienne Maïssa Bey. J’ai eu la chance de la rencontrer et de l’interviewer durant mes études, lors du salon Maghreb-Orient des livres (je ne vous dirai pas en quelle année cela remonte…), et après avoir dévoré ses ouvrages, j’ai découvert une grande femme, pleine d’humanité et de vie, qui est une source d’inspiration constante.

Qui est Maïssa Bey ?

Née Samia Benameur en 1950 à Ksar el Boukhari (Algérie), Maïssa Bey est une femme de lettres, écrivaine, essayiste, et poétesse. Elle grandit dans la littérature, auprès d’un père instituteur qui meurt brutalement durant la Guerre d’Algérie. Elle devient professeure après des études de lettres, et écrit en secret, publiant son premier roman à plus de quarante ans. Fervente défenseure des droits des femmes, ses écrits à la langue ciselée dénoncent les conditions de vie du peuple algérien, des femmes notamment. Elle questionne leur place dans la société, et les traditions qui freinent leur émancipation. Elle revient également sur les grands bouleversements historiques qu’a connu l’Algérie après l’indépendance. Elle anime par ailleurs l’association culturelle « Paroles et écritures », espace d’échanges culturels et de promotion de l’expression culturelle.

On lit quoi ?

  • Au commencement était la mer (1996) : son premier roman, au style épuré incroyablement sobre et poétique. « A 18 ans, Nadia aime la beauté, l’amour, la vie, la mer… Elle se brisera sur de terribles récifs. » Le portrait de Nadia, jeune femme incandescente, qui aime Karim. Mais son grand frère ne voit pas d’un bon œil leur union, et la liberté de sa sœur.
  • Bleu blanc vert (2006) : A travers les yeux d’Ali et Lilas, voici plusieurs décennies de l’Histoire de l’Algérie qui défilent sous nos yeux, de l’euphorie de l’indépendance en 1962, aux années noires et à la montée de l’intégrisme au début des années 1990.
  • Sous le jasmin la nuit (2004) : un recueil de nouvelles aussi riches que variées, qui nous font partager la vie de femmes oppressées, humiliées, mais résistantes. Un ode à la liberté et au féminisme.

Mais aussi…

  • L’une est l’autre, suivi de Mes pairs (2009) : cet essai est une réflexion autour de l’identité, de la langue, de ce qui fait et construit un être humain, à travers son propre parcours personnel. Cet essai est épuisé en librairies, mais à chercher dans votre bibliothèque de quartier.
  • Enfin, un entretien passionnant réalisé dans la revue « Travail, genre et sociétés » en 2014, à lire ici.

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