Mes incontournables / Paul Auster

L’imagination sous sa forme la plus pure : l’art de donner vie à ce qui n’existe pas, de persuader les autres d’accepter un monde qui n’est pas vraiment là.

Mon histoire d’amour littéraire avec Paul Auster remonte à très loin…Auteur de l’incroyable Trilogie New-yorkaise, il est l’un de ces artistes qui m’ont ouvert de nouveaux horizons, et dont les personnages ont vécu en moi pendant longtemps. Il a façonné en partie mon imaginaire autour de New-York, et ses questionnements profonds sur l’identité, la contingence, et l’errance ont participé à ma construction. Oui, rien que ça…

Qui est Paul Auster ?

Né en 1947 dans le New Jersey ( Etats-Unis), Paul Auster a passé une grande partie de sa vie à New-York, dans le quartier de Brooklyn. C’est une source majeure d’inspiration pour son œuvre. Il débute en tant que traducteur, et écrit parallèlement. Il connaît la notoriété en tant qu’écrivain à partir des années 80, et il multipliera les formes d’écriture, en passant par la poésie, les essais,les nouvelles, le théâtre et l’écriture de scénarii. Il est considéré aujourd’hui comme un auteur majeur du post-modernisme. Il développe dans ses ouvrages, en partie introspectifs, des réflexions poussées autour du langage, et questionne l’identité et la perte, à travers des intrigues passionnantes, complexes, au hasard jamais vraiment anodin.

On lit quoi ?

  • Moon Palace (1989) : attention chef-d’œuvre, le bouleversement d’une vie pour moi. Le voyage initiatique physique et spirituel du jeune Marco Stanley Frogg, dont la vie est faite de pertes, de solitude, d’errance, de désespoir, mais aussi de rencontres salvatrices. Magistral.
  • L’art de la faim (précédé de Carnets rouges) (1992) : un essai brillant sur l’acte de créer, où Paul Auster pense l’écriture à travers d’autres auteurs, tout en faisant une introspection profonde sur son rapport à la création.
  • Brooklyn Folies (2005) : les tribulations de Nathan Glass, soixantenaire condamné à une mort prochaine, dans un Brooklyn chamarré, vivant et chaleureux. Il retrouve son neveux, et fait la connaissance de personnages hauts en couleurs.

Mais aussi…

  • 4321 (2018) : vous ne savez pas quoi faire de votre confinement ? J’ai la solution pour vous ! 1024 pages de pur style « austerien », avec cette variation fictionnelle en quatre récits, quatre possibilités biographiques pour Ferguson, petit-fils d’immigrés arrivés à New York au début du vingtième siècle. On traverse les fifties et les sixties américains sous des formes différentes, tout en retrouvant les thèmes chers à l’écrivain.

A vos (re)lectures !

2 commentaires sur “Mes incontournables / Paul Auster

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