Mes envies de lecture spécial Rentrée littéraire 2021 #2

Et voilà une seconde liste de sorties récentes ou à venir qui m’intriguent, me tentent ou m’ont déjà conquises ! Une assez belle rentrée je trouve, pleine de sujets divers, de jolies nouvelles plumes, et parcourue du plaisir de retrouver des auteur.e.s accompli.e.s.

J’ai tenté de ne pas trop me laisser envahir par le battage médiatique de cette période, et de faire mes choix en amont selon mes goûts, mais je suis peut-être passée à côté de pépites ? Des titres manquants dans cette liste selon vous?

La danse de l’eau / Ta-Nehisi Coates, Fayard

« Le jeune Hiram Walker est né dans les fers. Le jour où sa mère a été vendue, Hiram s’est vu voler les souvenirs qu’il avait d’elle.Tout ce qui lui est resté, c’est un pouvoir mystérieux que sa mère lui a laissé en héritage. Des années plus tard, quand Hiram manque se noyer dans une rivière, c’est ce même pouvoir qui lui sauve la vie. Après avoir frôlé la mort, il décide de s’enfuir loin du seul monde qu’il ait jamais connu. Ainsi débute un périple plein de surprises, qui va entraîner Hiram depuis la splendeur décadente des fières plantations de Virginie jusqu’aux bastions d’une guérilla acharnée au cœur des grands espaces américains, du cercueil esclavagiste du Sud profond aux mouvements dangereusement idéalistes du Nord. »

Les ombres filantes / Christian Guay-Poliquin, La Peuplade

« Dans la forêt, un homme seul marche en direction du camp de chasse où sa famille s’est réfugiée pour fuir les bouleversements provoqués par une panne électrique généralisée. Il se sait menacé et s’enfonce dans les montagnes en suivant les sentiers et les ruisseaux. Un jour qu’il s’est égaré, un mystérieux garçon l’interpelle. Il a une douzaine d’années, semble n’avoir peur de rien et se joint à l’homme comme s’il l’avait toujours connu. L’insolite duo devra affronter l’hostilité des contrées sauvages et déjouer les manigances des groupes offensifs qui peuplent désormais les bois. »

Lorsque le dernier arbre / Michael Christie, Albin Michel

« 2038. Les vagues épidémiques du Grand Dépérissement ont décimé tous les arbres et transformé la planète en désert de poussière. L’un des derniers refuges est une île boisée au large de la Colombie-Britannique, qui accueille des touristes fortunés venus admirer l’ultime forêt primaire. Jacinda y travaille comme de guide, sans véritable espoir d’un avenir meilleur. Jusqu’au jour où un ami lui apprend qu’elle serait la descendante de Harris Greenwood, un magnat du bois à la réputation sulfureuse. Commence alors un récit foisonnant et protéiforme dont les ramifications insoupçonnées font écho aux événements, aux drames et aux bouleversements qui ont façonné notre monde. »

Femme du ciel et des tempêtes / Wilfried N’Sondé, Actes Sud

« La sépulture d’une reine à la peau noire, qui dormait sous le permafrost depuis plus de dix mille ans, vient de se révéler à un chaman de la tribu des Nenets, dans la péninsule de Yamal. Les peuples de Sibérie auraient-ils des ancêtres venus d’Afrique ?
Décidé à utiliser sa découverte pour protéger un territoire naturel menacé par l’exploitation gazière, le chaman demande de l’aide à un scientifique français et ami, dans l’espoir que celui-ci saura mobiliser les écologistes du monde entier. Le zoologue organise une expédition rapide et discrète, et sollicite pour l’épauler deux jeunes gens aussi compétents qu’idéalistes : une docteure en médecine légale germano-japonaise et un anthropologue d’origine congolaise. Un mafieux russe et son homme de main, qui tiennent à leurs projets industriels, les attendent de pied ferme… »

L’écho du lac / Kapsa Kassabova, Marchialy

« « Dans notre lignée de femmes, je représente la quatrième génération à émigrer. » C’est pour rompre cette spirale de l’exil que Kassabova se rend aux sources de son histoire maternelle, les lacs d’Ohrid et Prespa, les deux plus anciens lacs d’Europe. Elle parcourt leurs rives, grimpe les montagnes alentour, se baigne dans leurs eaux et, au gré de ses rencontres – gardien d’église troglodyte, guide ou pêcheur –, collecte les histoires agitées de cette région des Balkans située à cheval entre la Macédoine du Nord, l’Albanie et la Grèce. Tous ses habitants sont issus de familles qui ont été à un moment donné dispersées, que ce soit à cause de la chute de l’Empire ottoman, des guerres ou des régimes autoritaires. Tous ont hérité d’une façon ou d’une autre de l’histoire de leurs ancêtres. »

Un homme pareil aux autres / René Maran, Éditions du Typhon

« À Bordeaux, dans les années 1920, Jean Veneuse embarque sur un paquebot à destination du Tchad où l’attend un poste d’administrateur colonial. C’est le coeur lourd qu’il parcourt l’Afrique, hanté par le souvenir de celle qui l’aime et qu’il fuit. Parce qu’elle est Blanche et qu’il est Noir.
Inlassablement assigné à sa couleur de peau, rongé par le racisme, Jean s’autodétruit en brisant sa carrière, sa vie, son amour. Car pour aimer, il faudrait qu’il puisse s’aimer un peu. Y parviendra-t-il ? »

Sages femmes / Marie Richeux, Sabine Wespieser

« Hantée par des rêves de chevaux fous aux prénoms familiers, poursuivie par la question que sa fille pose à tout propos – « Elle est où, la maman ? » –, Marie vit un étrange été, à la croisée des chemins. Quand, sur le socle d’une statue de la Vierge au milieu du causse, elle découvre l’inscription Et à l’heure de notre ultime naissance, elle décide d’en explorer la mystérieuse invitation. Dès lors, elle tente de démêler l’écheveau de son héritage. En savoir plus sur ses aïeules qui, depuis le mitan du XIXe siècle, ont donné naissance à des petites filles sans être mariées, et ont subsisté souvent grâce à des travaux d’aiguille, devient pour elle une impérieuse nécessité. »

Les étoiles les plus filantes / Estelle-Sarah Bulle, Liana Lévi

« En juin 1958, une équipe de tournage française débarque à Rio de Janeiro. Dans les quartiers pauvres se répand la nouvelle d’un drôle de casting: on recherche de jeunes comédiens amateurs noirs. À sa réécriture du mythe d’Orphée et Eurydice, Aurèle Marquant a l’intention de donner pour cadre une favela vibrante de tragédie et de joie. Le réalisateur a reconnu son Eurydice en Gipsy Dusk, danseuse américaine métisse rencontrée à Paris. Breno, footballeur brésilien au chômage, sera Orphée; Eva, comédienne martiniquaise, et Norma, Carioca pauvre mais ambitieuse, seront les deux autres visages féminins. Déjà les décors se montent, les acteurs s’apprivoisent et les premières scènes sont tournées sur des airs chantés à la guitare. Cette effervescence artistique ne passe pas inaperçue: deux agents locaux de la CIA flairent un coup à jouer avec la bossa nova, tandis que le film aiguise les intérêts du Brésil, mais aussi de la France de Malraux, soucieuse de se placer dans la compétition internationale que constitue le festival de Cannes. »

La plus secrète mémoire des hommes / Mohamed Mbougar Sarr

« En 2018, Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, découvre à Paris un livre mythique, paru en 1938 : Le labyrinthe de l’inhumain. On a perdu la trace de son auteur, qualifié en son temps de « Rimbaud nègre », depuis le scandale que déclencha la parution de son texte. Diégane s’engage alors, fasciné, sur la piste du mystérieux T.C. Elimane, se confrontant aux grandes tragédies que sont le colonialisme ou la Shoah. Du Sénégal à la France en passant par l’Argentine, quelle vérité l’attend au centre de ce labyrinthe ? « 

Elise sur les chemins / Berengère Cournut, Le Tripode

« Élise vit dans la colline, au sein d’une famille libertaire parfois sauvage, souvent joyeuse. Ce qu’elle sait, elle l’a appris de ses frères et sœurs, des arbres et des sentes, des rivières et des combes. Mais un jour, sur les conseils d’une femme-serpent, la jeune fille quitte ses terres pour retrouver deux aînés vagabonds. Elle se lance ainsi à la découverte d’un monde où réel et fantastique se mêlent amoureusement. Élise sur les chemins est un roman en vers librement inspiré de la vie familiale du géographe et écrivain anarchiste Élisée Reclus (1830-1905). Après De pierre et d’os (Le Tripode, 2019), Bérengère Cournut offre avec ce texte un nouveau voyage sur le sentier des rêves et de la liberté. »

Ce que Frida m’a donné / Maria Rosa Unda Souki, Zulma

Le fils de l’homme / Jean-Baptiste Del Amo, Gallimard

« Dans la chaleur de l’été 2019, Rosa Maria Unda Souki devrait être plongée dans les préparatifs de son exposition à venir. Recluse au Couvent des Récollets, entre vertiges du doute et farouche détermination, elle tarde à rédiger le texte destiné au catalogue, à penser l’agencement des tableaux – toujours en cours d’acheminement depuis le Brésil. Dans l’attente, elle retrace ce qui l’a menée là. Comment elle a consacré cinq ans à la figure emblématique de Frida Kahlo en peignant sa célèbre Maison bleue, constituant une œuvre picturale d’une richesse saisissante. En quête d’elle-même, Rosa Maria renoue avec une Frida intime, comme si les clés pour se retrouver elle-même étaient aussi celles qui permettent de comprendre Frida. »

Le fils de l’homme / Jean-Baptiste Del Amo, Gallimard

« Après plusieurs années d’absence, un homme resurgit dans la vie de sa compagne et de leur jeune fils. Il les entraîne aux Roches, une vieille maison isolée dans la montagne où lui-même a grandi auprès d’un patriarche impitoyable. Entourés par une nature sauvage, la mère et le fils voient le père étendre son emprise sur eux et édicter les lois mystérieuses de leur nouvelle existence. Hanté par son passé, rongé par la jalousie, l’homme sombre lentement dans la folie. Bientôt, tout retour semble impossible.
Après Règne animal, Jean-Baptiste Del Amo continue d’explorer le thème de la transmission de la violence d’une génération à une autre et de l’éternelle tragédie qui se noue entre les pères et les fils. »

Troll / Eirikur Orn Noradahl, Métailié

« Hans Blær est né hermaphrodite, sa mère a refusé une opération immédiate, et iel s’est choisi le seul prénom épicène de la langue islandaise. Très jeune, iel a compris que les adultes n’avaient pas le monopole de la définition de la moralité. Et, un jour, iel s’est retrouvé derrière un écran et a su qu’iel pouvait dire tout et son contraire, être ellui et tous les autres en même temps. Et puis, Hans Blær est devenu célèbre, sur Internet, à la radio, à la télé : un freak en croisade contre les gauchos et la bien-pensance, un kamikaze ultra cultivé prêt à brûler tout à son passage, un troll, jusqu’au jour où iel fera le pas de trop et devra fuir la police, le public, la presse – la lie et la pègre… »

Poussière dans le vent / Leonardo Padura, Métailié

« Ils ont vingt ans. Elle arrive de New York, il vient de Cuba, ils s’aiment. Il lui montre une photo de groupe prise en 1990 dans le jardin de sa mère. Intriguée, elle va chercher à en savoir plus sur ces jeunes gens. Ils étaient huit amis soudés depuis la fin du lycée. Les transformations du monde et leurs conséquences sur la vie à Cuba vont les affecter. Des grandes espérances jusqu’aux pénuries de la « Période spéciale » des années 90, après la chute du bloc soviétique, et à la dispersion dans l’exil à travers le monde. Certains vont disparaître, certains vont rester, certains vont partir. »

La femme ourse / Karolina Ramqvist, Buchet-Chastel

« Alors qu’elle peine à trouver l’espace nécessaire pour écrire au milieu d’une maternité qui la dévore, une écrivaine découvre par hasard l’histoire vraie de Marguerite de la Rocque. Abandonnée enceinte sur une île de l’Atlantique nord en 1541, cette jeune femme a survécu deux ans, à la merci des animaux sauvages et de la nature hostile. Hantée par l’image de cette naufragée, la narratrice tente obstinément de reconstituer son histoire, à la fois si proche et insaisissable. »

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